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Marguerite d' ANGOULEME

Femme de lettres Française
né(e) le 11 avril 1492 - décédé(e) le 21 décembre 1549
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[Marguerite d' ANGOULEME]

La soeur de François 1er fut non seulement une femme de lettres de grand talent, l’auteur de nouvelles imitées de Boccace, l’Heptaméron, mais aussi une âme pieuse, qui s’éprit des idés de Réforme. Elle exprima ses sentiments dans un recueil de poésies, le Miroir de l’âme pécheresse, publié en 1531 et 1533, qui fut aussitôt attaqué par les théologiens de la Sorbonne.D’ailleurs, tout en protégeant les novateures, Lefèvre d’Etaples, Marot, Calvin lui-même, Marguerite ne rompit jamais avec l’Eglise.

Biographie

Marguerite est née au château d’Angoulême, le 11 avril 1492, dans la tour ronde qui existe encore. Elle était fille de Charles d’Orléans, comte d’Angoulême, que le roi Charles VIII estimait comme "l’un des plus homme de bien qui fut entre les princes du sang", et de Louise de Savoie, princesse d’un caractère et d’un esprit supérieurs.



A la mort du comte, en 1496, l’éducation de ses enfants, Marguerite et Francois, plus jeune que sa soeur de deux ans, fut dirigée par cette femme remarquable. Marguerite apprit les langues anciennes et modernes, et sa réputation de savoir et de beauté fit briguer sa main par plus d’un puissant prince. Pour des raisons d’Etat, elle fut mariée à Charles III, duc d’Alencon, qu’elle n’aimait pas et n’aima jamais. Après la bataille de Pavie, où il s’enfuit en entrainant avec lui son corps d’armée, Charles parti pour Lyon et mourut de chagrin et de honte, le 11 avril 1525, sans avoir revu sa femme. Marguerite le regretta peu, car toute sa pensée était vers son frère, Francois Ier qui, malade de chagrin et d’ennui, déperissait dans sa prison de Madrid. A force d’insistance, sa soeur obtint du roi d’Espagne, Charles-Quint, un sauf-conduit. Arrivée à Madrid, elle parvint à rappeler à la vie son frère désespéré. Charles-Quint lui-même subit l’influence irrésistible qu’elle exercait sur ceux qui l’approchaient, mais la politique fit taire en son âme les sentiments généreux. Pour peser d’avantage sur la volonté du roi captif, il essaya de retenir Marguerite jusqu’à l’expiration de son sauf-conduit. Avertie à temps, cette princesse courut à franc étrier vers la frontière, et, malgré tous les obstacles, y arriva le soir même ou expirait son autorisation de séjourner en Espagne.



Francois se souvint de ce dévouement à toute épreuve et, rendu à la liberté, voulut récompenser sa soeur en la faisant reine. Il la maria à Henri d’Albret, roi de Navarre. La petite Cour fixa sa résidence à Nérac. Ce fut une belle époque pour le Béarn et la Navarre.Autour de cette princesse, qui personnifiait si bien le génie de la Renaissance, les artistes, les poètes, les novateurs accoururent en foule, surs de trouver en elle un digne appréciateur de tous les mérites, un coeur ouvert à toutes les infortunes. Sa Cour était un vrai Parnasse, suivant l’expression du temps. Tout y retentissait de musique, de vers et de joyeux devis. Clément Marot, Bonaventure des Periers étaient ses valets de chambre ; Rabelais, Etienne Dolet, ses hôtes assidus; Roussel, Calvin, les apôtres de la réforme, trouvaient auprès d’elle protection et sympathie.Quand vinrent les persécutions, elle ne les abandonna pas et se fit l’avocate près de son frère, et mal en prit à ceux qui vinrent l’accuser près de Francois Ier de suivre la religion nouvelle. Le roi défendit formellement toute attaque contre sa bien-aimée soeur. Marguerite, pour ne pas contrister ce frère dévoué, revint à la croyance catholique, et fut même accusée de trahison par les religionnaires; mais sa conduite ne changea pas à leur égard; elle adoucit autant qu’elle le put les mesures rigoureuses prises par le gouvernement du roi.



Marguerite eut la douleur de voir mourir son frère deux ans avant elle, en 1547; elle abandonna la culture des lettres et ne songea plus qu’a la mort. Mettant sur le compte de son bon coeur et de sa charité la faveur qu’elle avait accordée aux réformés, elle déclara n’avoir jamais abandonné le religion catholique. Elle mourut au chateau d’Odos, près de Tarbes, le 21 décembre 1549 et fut inhumée dans la cathédrale de Pau.

Oeuvres

NB: Cette bibliographie est donnée à titre indicatif seulement.
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Divers

  • L'Heptaméron
  • Le Miroir de l'âme pécheresse.

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Nous n'avons plus de grand homme, mais des petits qui grenouillent et sautillent de droite et de gauche avec une sérénité dans l'incompétence qui force le respect.

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