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Raoul PONCHON

Poète Français
né(e) le 30 décembre 1848 - décédé(e) le 03 décembre 1937
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[Raoul PONCHON]

Ponchon est un poète prolifique (il a écrit 150000 vers, soit 20000 de plus que Victor Hugo) qui célébra les femmes, la bouteille, la nourriture et les actualités. Il fut également membre de l’Académie Goncourt.

Biographie

Raoul Ponchon est né le 30 Décembre 1848 à Napoléon-Vendée (aujourd’hui La Roche s/Yon, 85). Il est le fils de Jean Jacques Ponchon, capitaine trésorier au 46ème régiment d’infanterie de ligne, et de Marie Henriette Birck. Il suit les différentes garnisons de son père, et en 1855 naît à Cahors sa soeur, Berthe. Ensuite, la famille se déplace à Bourg ou Raoul est interne au lycée, son père étant envoyé en Algérie ; ensuite Jean Jacques part à Angoulème (classe de 4ème pour Raoul), puis à Poitiers (Baccalauréat), et enfin à Paris d’où le futur poète ne bougera quasiment plus, passant simplement, pour cause de démolition, de l’hôtel du Périgord, place de la Sorbonne, à l’hôtel de Flandres, 16 rue Cujas, où il résidera jusqu’à sa mort et où, devenu aujourd’hui hôtel des Trois Collèges, une plaque rappelle son passage.



Il devient employé de banque, ou plutôt de banques et d’assurances : il change régulièrement d’employeur. Il subit la guerre de 70 comme garde mobile à Paris, perd son père en 71, et la paix venue, jugeant qu’il n’est pas fait pour la finance, il s’établit dans la bohème comme... peintre. A ce titre, le premier texte qu’on connaisse de lui est la préface du catalogue du salon de peinture « Poil et Plume », où il exposait. C’était une bohème organisée et régulière : il allait tous les jours de la semaine prendre son petit déjeuner au café de Cluny, où il retournait l’après midi s’attabler devant un verre d’absinthe, après avoir pris son seul repas quotidien dans un bouillon bon marché de la rue Racine.



Il fréquente les ateliers et salons de peinture, et les cénacles littéraires : on le voit chez Nina de Villard de Callias (1863-1882), femme de lettres, poète et musicienne, maitresse de Charles Cros, et qui reçoit outre ce dernier dans le salon intellectuel le plus coté de l’époque Catulle Mendes, Henri de Rochefort, Jean Richepin, Villiers de l’Isle Adam, François Coppée, Verlaine, Stéphane Mallarmé, Maurice Rollinat, José Maria de Heredia, Émile Zola, Alphonse Daudet, Édouard Manet, Edgar Degas, Léon Gambetta et l’astronome Camille Flammarion. Richepin, Maurice Bouchor et lui deviendront inséparables : ils fondent ensemble le groupe des Vivants. Ponchon passera de nombreuses vacances dans la maison de Richepin en Bretagne, ce dernier écrira plusieurs textes sur Ponchon, dont un dans la chanson des gueux, et la dédicace de la muse au Cabaret sera "A mes très chers amis Jean Richepin et Maurice Bouchor en témoignage de ma profonde affection je dédie ces rimes familières". Il considérait les Richepin comme sa seconde famille, et repose à coté de son ami Jean au cimetière de Pléneuf Val-André (Côtes d’Armor), ou il les rejoignait souvent pour des vacances bretonnes.



Il publie son premier texte, Chanson vineuse, dans la République des Lettres, le 3 décembre 1876, et dix ans plus tard, il est embauché par Jules Roques, directeur du Courrier Français, "illustré paraissant tous les le samedis : littérature, beaux-arts, théatre, médecine, finance", pour y tenir une chronique en vers hebdomadaire, et c’est le début des gazettes rimée, qu’il étendra à d’autres publications : La Presse, "journal républicain, national, politique et littéraire" (en fait Boulangiste) chaque Lundi de Juin 1888 à Mai 1890, puis Le Journal à partir de 1897. Il abandonnera le Courrier au départ de Jules Roques, par fidélité à celui ci, en 1908.



Il sera, lui qui était insensible aux honneurs, membre de l’académie Goncourt a partir de 1924 (sans doute proposé par ses amis pour qu’il puisse vivre de la pension associée, alors qu’il ne publiait plus de gazettes). Il y tiendra jusqu’en 1937 le "couvert" No 7, qu’il hérite de Paul Bergerat. Il fut fait chevalier de la légion d’honneur le 4 janvier de la même année 1924, comme son père qui l’avait lui obtenu pour raison militaires. Il aurait sans doute fini centenaire si, un jour de décembre, à l’àge de 89 ans, il ne s’était cassé le col du fémur en descendant de son lit. Il fut hospitalisé à l’hopital St Joseph, rue Pierre Larousse, où il mourut quelques jours plus tard, le 3 Décembre 1937. Ponchon a été plus que réticent à la publication en recueils de ses gazettes rimées hebdomadaires. Il se considérait comme un petit rimailleur du quotidien, indigne d’une publication officielle ("...Je suis un poète de troisième rang, je ne puis admettre que l’on me mette au premier.", à Marcel Coulon, cité dans Toute la Muse). Malgré cela, et malgré lui, parurent, de lui des recueils de ses poèmes, La muse au cabaret, en 1920 étant le seul livre publié de son vivant (il avait 72 ans).

Oeuvres

NB: Cette bibliographie est donnée à titre indicatif seulement.
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Divers

  • La muse au cabaret
  • La muse gaillarde
  • La muse vagabonde
  • La muse frondeuse

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Aimer, c'est donner à autrui, par une sorte de pouvoir créateur, une existence supérieure ; être aimé, c'est la recevoir.

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